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  • Types de locations
    • Types d’hébergement : logement entier ou chambre privée ?
    • Locations « permanentes » : annonces réservées plus de quatre mois par an
    • Nombre d’annonces par hôte : le phénomène des multiloueurs
    • Trois catégories d’annonces : occasionnelles, semi-commerciales et commerciales

Quel type de locations ?
De l’hébergement occasionnel aux annonces commerciales

De nombreux travaux ont étudié les types de locations proposées en les reliant à l’évolution des stratégies des loueurs : si la recherche d’un revenu complémentaire et occasionnel, via la location d’une chambre dans sa résidence principale, tend parfois à s’accentuer dans un contexte de crise économique (Semi et Tonetta 2019), la montée en puissance d’investissements immobiliers destinés à la location de courte durée tend à modifier profondément le profil des hôtes, qu’il s’agisse de particuliers ou de sociétés immobilières à la recherche d’une meilleure rentabilité locative. Endrich et al. (2022) cherchent à définir « différents niveaux de professionnalisation » parmi les propriétaires Airbnb, Cocola-Gant et Gago (2021) utilisent le terme d’« hôtes-investisseurs », reflet d’une professionnalisation marquée dans les quartiers touristiques de grandes métropoles. Dans ces villes, l’évaluation du poids de ces locations parfois qualifiées de locations « à l’année » (Trouillard et Tillet 2021) ou à « usage commercial » (Cox et Haar 2020) est devenue un enjeu d’autant plus essentiel que leur augmentation contribue à réduire l’offre de logements permanents dans le parc locatif classique.

Cette section invite à explorer successivement trois indicateurs couramment utilisés pour éclairer différentes facettes de l’activité de location : le type d’hébergement en logement entier ou en chambre privée, le nombre de jours réservés dans l’année ainsi que le nombre d’annonces par hôte. Le croisement de ces indicateurs permet d’identifier trois catégories d’annonces qui traduisent un degré plus ou moins poussé de commercialisation selon les lieux.

Chiffres-clés

  • En 2022, 83% des annonces franciliennes (hors chambres partagées) correspondent à des logements entiers, cette proportion variant entre 71% en grande couronne, 76% en petite couronne et 91% à Paris. Depuis 2016, la part des logements entiers dans les annonces a nettement progressé dans l’ensemble des départements, sans interruption. Cette progression est particulièrement nette en grande couronne.

  • En 2022, environ une annonce sur cinq (21%) est louée plus de quatre mois dans l’année à l’échelle régionale. La part croissante de ces annonces « permanentes », ou du moins très fréquemment louées, est une tendance qui s’accentue fortement (elles étaient 12% en 2016, soit presque deux fois moins) et que la crise liée à la pandémie de Covid-19 a à peine interrompue : après un recul brutal dû aux périodes de confinement, le niveau de 2022 est pratiquement revenu à celui de 2019. Dès 2017, c’est en Seine-et-Marne que la part de ces locations est la plus élevée : elles représentent une annonce sur trois en 2022 (33%, en augmentation de 5 points de pourcentage par rapport à 2019).

  • La part des annonces appartenant à des multiloueurs (2 annonces ou plus) est désormais majoritaire (56% en Île-de-France) et a progressé sans interruption depuis 2016. Le choix de ce seuil classique conduit toutefois à construire une catégorie trop hétérogène et incite à la fois à relever ce seuil et à le moduler selon les types d’hébergements (logements entiers, chambres privées).

  • La combinaison de ces indicateurs sur le type d’hébergement, le nombre de nuitées réservées et l’appartenance à des multiloueurs, permet de distinguer, parmi les annonces réservées, trois catégories d’annonces : occasionnelles, semi-commerciales et commerciales. Ces catégories connaissent des évolutions très contrastées, avec de fortes perturbations pendant la période Covid : alors que les annonces occasionnelles étaient largement dominantes en 2016 (près de 40% des annonces ayant fait l’objet d’une réservation dans l’année), elles ne représentent plus qu’un quart de l’ensemble en 2022. Les annonces commerciales ont suivi une évolution inverse, passant de 24% en 2016 à 42% des annonces en 2022.

Types de locations

Types d’hébergement : logement entier ou chambre privée ?

Définition de l’indicateur : part des annonces en logement entier

Parmi trois grands types de biens ouverts à la location, identifiés à partir de la variable Listing.Type de la base AirDNA, deux catégories représentent à elles seules la quasi-totalité des annonces (plus de 98% en 2022) : les appartements ou maisons loués en entier, qui rassemblent plus de 8 annonces sur 10 (83%) dans la région en 2022, et les chambres privées « chez l’habitant », souvent associées aux usages inspirés de l’économie du partage (Endrich et al. 2022) et qui représentent la deuxième catégorie la plus représentée (16%), bien que plus nettement minoritaire. La troisième catégorie, celle des chambres partagées entre plusieurs visiteurs, représente moins de 2% des annonces et ne sera pas prise en compte dans la suite des analyses.

En Île-de-France, plus de 8 annonces sur 10 correspondent à des logements entiers


En Île-de-France, les logements entiers représentent une part prépondérante des annonces (83%), témoignant d’un écart important au modèle initial de la chambre « chez l’habitant » affiché par l’entreprise Airbnb, même si près d’une annonce sur cinq est encore une chambre privée. Il existe toutefois des différences bien marquées selon les grandes zones géographiques : à Paris, en 2022, ce sont 91% des annonces qui proposent des logements entiers, contre respectivement 76% et 71% dans la petite et la grande couronne. Cette plus forte probabilité de retrouver des chambres privées en périphérie peut s’expliquer aussi bien par la structure du parc de logement (il est plus facile de louer une ou plusieurs chambres dans une maison que dans un appartement) que par des perspectives moindres de rentabilité de la location de logements entiers.

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À l’échelle départementale, les Hauts-de-Seine (81%) sont le département qui se rapproche le plus de la situation parisienne, tandis que c’est en Essonne que les logements entiers pèsent le moins parmi les annonces (65%). Dans tous les départements, cette part a progressé significativement depuis 2016, sans interruption pendant la crise liée à l’épidémie de Covid-19, parfois très rapidement (en Seine-et-Marne, notamment, où elle a gagné 13 points de pourcentage, de 64 à 77%). À l’échelle régionale, toutefois, ce pourcentage reste stable, à hauteur d’un peu plus de 80%. Cette contradiction apparente s’explique par le fait que les départements périphériques, où l’on trouve en moyenne de plus faibles parts de logements entiers, pèsent de plus en plus dans le total des annonces (par exemple, 6% des annonces franciliennes de logement entier se trouvaient en grande couronne en 2016, contre 16% en 2022).

La prépondérance des logements entiers est de moins en moins réservée aux quartiers centraux parisiens

Dès 2016, les logements entiers représentent la très grande majorité des annonces (plus de 80%) dans les arrondissements du centre et de l’Ouest parisien. Si ce poids tend à s’atténuer à mesure qu’on s’éloigne de Paris, il peut s’avérer localement très élevé, notamment dans les principaux pôles touristiques et économiques des petite et grande couronnes. Les logements entiers sont ainsi très présents dans quelques communes limitrophes des Hauts-de-Seine (Neuilly, Levallois, Boulogne, Vanves) et du Val-de-Marne (Vincennes, Saint-Maurice) ainsi que dans trois communes proches du parc Disneyland (Serris, Chessy et Bussy-Saint-Georges). En 2022, ce noyau central s’est étendu et plusieurs nouvelles zones de forte implantation ont émergé, autour d’autres pôles touristiques et de loisirs (Versailles, Fontainebleau) ou des pôles aéroportuaires de Roissy et Orly.

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Si la part de logements entiers est l’un des indicateurs les plus utilisés pour évaluer l’éloignement au modèle d’un hébergement du partage, avec location occasionnelle d’une chambre chez l’habitant, il ne suffit pas à lui seul à identifier des pratiques de type commercial. En effet, ces dernières se développent aussi dans le cadre de la location de chambres dans des logements : en Île-de-France, environ 20% des chambres privées sont louées plus de 4 mois par an en 2022. Dans certains cas, ce type d’hébergement peut correspondre à l’association dans un même logement de plusieurs annonces gérées par un même loueur qui n’y habite pas, comme l’ont montré Wachsmuth et Weiser (2018) à propos de locations new-yorkaises assimilables à des « hôtels Airbnb ». Kadi et al. (2022) évoquent aussi le cas d’appartements accueillant plusieurs étudiants en colocation à Vienne.

Focus : à quel type de biens correspondent les « chambres privées » ?


Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer a priori, les chambres privées chez l’habitant ne sont pas systématiquement louées de manière occasionnelle. Quand on compare le nombre de jours réservés à l’année entre les deux catégories chambres privées et logements entiers, les distributions statistiques sont même très proches. En 2022 (cf. graphique ci-joint), dans toute l’Île-de-France, la moitié des annonces de chambres privées ont été réservées plus de 33 jours contre plus de 34 pour les logements entiers. De plus, il existe autant de chambres louées plus de 120 jours toute l’année (22,5%) que de logements entiers loués plus de 120 jours (20,3%). La catégorie “chambre privée” ne suffit donc pas à elle seule seule à identifier les usages non commerciaux d’Airbnb.

Une étude de cas conduite sur 115 chambres privées louées plus de 10 mois dans l’année en 2022 permet d’illustrer en partie la diversité des profils d’annonces. En règle générale (57% de l’échantillon), il s’agit effectivement d’une seule chambre louée dans des appartements ou des maisons habités par leurs loueurs, le logement étant parfois loué en entier pendant les vacances (ces annonces sont alors liées à des multiloueurs proposant 2 hébergements). Dans les appartements de plus grande taille ou dans les maisons, il n’est pas rare de retrouver 2 à 3 chambres chez l’habitant louées dans le même logement (23%). Certaines annonces (8%) sont plus rarement associées à une activité professionnelle, sous la forme de nombreuses chambres d’hôtes regroupées dans un appartement ou une maison, où ne résident pas les loueurs. Enfin, sont parfois classés comme chambres privées louées très fréquemment des studios indépendants (12%) qui correspondent dans les faits à des logements entiers, avec cuisine et salle de bains, même s’il s’agit d’une pièce unique de petite superficie.


Locations « permanentes » : annonces réservées plus de quatre mois par an

Définition de l’indicateur : part des annonces réservées plus de 120 nuitées

Cet indicateur mesure la part des locations réservées au moins 120 jours cumulés par an, sans que l’on sache si ces jours sont consécutifs ou non, loués par différentes personnes ou par un visiteur unique. Il est construit à partir de la variable Reservation.Days de la base AirDNA : agrégé à l’année, le nombre total de nuitées réservées peut être calculé. Il permet de sélectionner les annonces pour lesquelles cette valeur est supérieure ou égale à 120. Lorsqu’elles ne sont pas associées à des chambres chez l’habitant, ces annonces ne sont plus la résidence principale des loueurs ; elles peuvent correspondre par exemple à des résidences secondaires utilisées par leurs propriétaires comme des « pieds-à-terre » et louées une bonne partie de l’année en meublés de tourisme, ou encore à des logements achetés par des investisseurs en vue de louer en meublé de tourisme en permanence (Sénat 2018). Le seuil pertinent du nombre de nuitées permettant de détecter ces situations est discuté et varie selon les auteurs (60, 90, 120…), mais il est souvent fixé en fonction des réglementations nationales. En France, il fait référence au seuil de 120 nuitées défini dans la réglementation pour permettre aux collectivités territoriales de réguler l’offre de meublés touristiques (voir focus sur l’évolution de la réglementation des locations saisonnières).

Focus sur la réglementation des locations saisonnières et son application dans les communes franciliennes (2016-2022)

Les communes et intercommunalités d’Île-de-France disposent de plusieurs outils pour encadrer le développement de la location saisonnière, qui relèvent pour l’essentiel du Code de la construction et de l’habitat et du Code du tourisme et qui se sont multipliés depuis une dizaine d’années (Trouillard et Tillet 2021, Sénat 2018) :

  • Loi ALUR (pour l’accès au logement et un urbanisme rénové), 2014 : application aux locations meublées saisonnières de l’obligation de demande de changement d’usage, pour toutes les locations cumulant plus de 120 nuitées. Pour les locations qui ne sont pas des résidences principales, cette obligation prévaut dès le 1er jour de location. Toutes les communes de plus de 200 000 habitants ainsi que la petite couronne sont inscrites sous ce régime. Les conditions de délivrance par le conseil municipal de l’autorisation de changement d’un usage d’habitation à un usage commercial peuvent être assorties, de manière facultative, d’une obligation de compensation (achat et transformation concomitante en habitation de locaux ayant un autre usage que l’habitation, afin que la perte de logement sur la commune soit compensée), cette compensation pouvant être exigée dès le premier bien loué.

  • Loi pour une République numérique, 2017 : possibilité d’imposer la télédéclaration obligatoire pour l’ensemble des locations, y compris celles qui relèvent de résidences principales et ne sont pas des logements entiers. Dans les communes qui l’appliquent, la demande d’une autorisation à la mairie conditionne la délivrance d’un numéro d’enregistrement, nécessaire pour publier l’annonce sur la plateforme. L’objectif est de faciliter les actions de contrôle.

  • Loi ELAN (évolution du logement, de l’aménagement et du numérique), 2018 : impose aux plateformes de faire figurer le numéro d’enregistrement des locations sur l’annonce, de bloquer automatiquement les annonces qui feraient l’objet de plus de 120 nuitées cumulées et prévoit des amendes pour les annonces non déclarées. La loi ELAN prévoit également une transmission de données des plateformes aux collectivités.

  • Loi Engagement et proximité, 2020 : permet aux communes de demander aux plateformes la transmission d’informations supplémentaires (plus de variables renseignées) et impose de mieux informer les consommateurs sur le caractère professionnel ou non de chaque annonce.

Ces outils législatifs ont été mobilisés par un nombre croissant de communes en dehors de Paris, notamment dans les Hauts-de-Seine, et plus récemment dans le Val-de-Marne. : [à compléter/préciser]

Il semble cependant difficile d’établir un lien direct de cause à effet entre le renforcement de cet encadrement législatif et le rythme d’évolution des locations meublées, pour deux raisons principales : d’une part, cet encadrement reste relativement peu contraignant (télédéclaration sans obligation de compensation), sauf dans quelques cas encore rares (à Paris notamment, mais aussi dans certaines communes de banlieue qui voient leur parc de résidences principales diminuer, comme l’ont montré Trouillard et al. (2021)). D’autre part, parce qu’il dépend fortement des capacités de contrôle du respect de la réglementation et des différents moyens de contourner la loi (par exemple en mettant en ligne deux annonces différentes pour un même bien).

Les locations réservées plus de quatre mois par an sont passées de 12% à près de 21% des annonces

En 2022, en Île-de-France, environ une location Airbnb sur cinq (20,6%) est une annonce ayant fait l’objet de 120 jours ou plus de réservations dans l’année : ce sont près de 23 000 locations qui sont concernées. Cette part a régulièrement augmenté jusqu’à la pandémie de Covid-19, passant de 11,9% en 2016 à près de 22% en 2019. En 2020, ces annonces ne représentaient plus que 8,5% du total (environ 9 500 sur 110 000) ; elles ont depuis quasiment retrouvé leur niveau d’avant pandémie.

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En début de période, c’est à Paris que la part des annonces louées plus de 120 jours est la plus élevée (14% contre 9% en petite couronne et 6% en grande couronne). La carte lissée de 2016 souligne bien cette spécificité des arrondissements centraux parisiens, même si la zone comprise entre le parc Disneyland et Lognes semble d’ores et déjà la plus spécialisée dans ce type de location. En 6 ans, c’est à Paris que cette part a progressé le plus lentement : au final, en 2022, Paris concentre toujours plus de la moitié des annonces « permanentes » de la région, contre plus de 85% en 2016. Mais c’est désormais en grande couronne que le poids relatif de ces annonces est le plus élevé (26%), contre 22% à Paris et 21% en petite couronne. Cela reflète avant tout la montée en puissance et l’extension de ce type d’annonces en Seine-et-Marne, dans et autour des communes de Val d’Europe : cette particularité, tangible dès 2017, s’est accentuée en 2022, avec une location sur trois concernée. Sur la carte lissée, on voit très nettement s’affirmer, en plus du pôle touristique de Disneyland, un autre axe à l’est de la petite couronne, entre Lognes et Roissy. C’est à l’inverse en Seine-Saint-Denis et dans les Hauts-de-Seine que ces annonces « permanentes » ont le moins de poids (environ 15% des locations).

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Cet indicateur construit à partir du nombre de nuitées réservées reflète plus directement et plus finement que les logements entiers la nature plus ou moins commerciale de l’activité. Il présente toutefois plusieurs limites. Tout d’abord, sur le choix du seuil jugé pertinent pour différencier les usages occasionnels des usages commerciaux : à partir de combien de jours peut-on considérer qu’un hébergement ne peut plus être habité par ses occupants principaux et qu’elle fait l’objet de pratiques commerciales ? De plus, il peut amener à comptabiliser comme occasionnelles des annonces qui ont rencontré peu de succès (peu réservées), mais qui ont été mises en disponibilité toute l’année : il serait ainsi important de le compléter par une information sur le nombre de jours de location disponibles (ouverts à la réservation), d’autant plus que les sources de données sur les locations de meublés touristiques donnent plus souvent accès à cette information qu’aux jours effectifs de réservation. Enfin, cet indicateur ne permet pas de distinguer les ménages privés des entreprises parmi les hôtes des locations les plus fréquentées.


Nombre d’annonces par hôte : le phénomène des multiloueurs

Définition de l’indicateur : part des annonces détenues par des multiloueurs

Les multiloueurs représentent une catégorie d’hôtes pouvant gérer de deux à plusieurs dizaines d’annonces (voire des centaines pour certaines sociétés commerciales). À partir de la variable Host.ID (numéro d’enregistrement de chaque hôte sur la plateforme Airbnb), on peut associer à chaque annonce une information sur le nombre total d’annonces franciliennes gérées par le particulier ou la société qui la met en location.


Il existe plusieurs manières de définir les multiloueurs. Si Domènech et al. (2019) fixent le seuil minimal d’annonces par hôte à 5, on trouve un seuil de 2 dans la plupart de la littérature (Serrano, Arcaute et Batty 2022 ; Shabrina, Sianes et Ariza-Montes 2020). C’est ce seuil assez communément partagé de 2 annonces et plus que nous avons retenu dans un premier temps. La catégorie ainsi créée est très hétérogène, entre un particulier qui loue deux hébergements et une société qui gère des dizaines voire centaines d’annonces de manière professionnelle, avec parfois des immeubles entiers reconvertis dans la location à court terme. Les plus grands multiloueurs d’annonces franciliennes sont probablement sous-estimés, une même personne ou société pouvant s’enregistrer sous différents identifiants. À l’autre extrême, le seuil de 2 annonces peut être jugé trop bas, car il n’est pas rare que ces deux annonces correspondent au même logement (soit quand l’hôte loue plusieurs chambres dans sa maison ou son appartement, soit quand il alterne la location du logement sous deux modes d’hébergement, en entier ou via une chambre privée). Des explorations ont commencé à être conduites pour voir l’effet de la variation de ces seuils, combinés au type d’hébergement.

Avec un seuil de deux annonces par loueur, la part des annonces appartenant à des multiloueurs devient majoritaire, mais recouvre des pratiques très hétérogènes

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À première vue, les multiloueurs semblent se concentrer dans le centre et l’ouest parisien ainsi que dans les zones plus touristiques/récréatives de la région (Val d’Europe, Fontainebleau). Le département des Hauts-de-Seine est moins concerné par le phénomène que les départements de Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne. Mais la part d’annonces gérées par les multiloueurs, en moyenne plus élevée en grande couronne qu’à Paris, peut refléter probablement tout autant aussi bien la structure du parc de logements en grande couronne -plus de maisons, avec plusieurs chambres en location- que la prédominance de stratégies commerciales.

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Différentes explorations sur les effets de la variation du seuil du nombre d’annonces par hôte ont été amorcées (cf. focus ci-dessous). Plusieurs pistes ont été envisagées pour affiner cet indicateur, par exemple en combinant l’information sur les annonces des multiloueurs avec les types d’hébergements, selon différents seuils. Elles sont en partie testées dans la typologie des annonces qui conclut cette section.

Explorations complémentaires en faisant varier le seuil du nombre d’annonces par hôte

Lorsqu’on regarde la localisation des logements détenus par les plus gros multiloueurs, on remarque que les arrondissements centraux parisiens sont les plus touchés par le phénomène. En effet, on compte en moyenne plusieurs centaines de logements par identifiant d’hôte. Il est donc très peu probable qu’il s’agisse de particuliers, mais plutôt de sociétés commerciales.


En regardant plus en détail la composition des multiloueurs, on observe que les « petits » multiloueurs (2 ou 3 annonces) voient leur nombre diminuer depuis 2017, tandis que les plus gros semblent moins subir l’effet de la crise du Covid-19. L’année 2022 représente une relance du phénomène, notamment pour les plus grands hôtes (5 annonces et plus), catégorie elle-même très disparate.

La part des annonces rattachées à un multiloueur apporte un éclairage pertinent sur l’évolution des types d’annonces mais il ne rend compte que partiellement du caractère commercial de l’activité. Le fait pour un hôte de mettre en ligne une seule annonce, par opposition aux activités des hôtes multiloueurs, n’est pas synonyme d’un usage non commercial de la plateforme. Un appartement entier peut être mis en location pendant que ses habitants sont en déplacement mais il peut être loué toute l’année lorsque l’hôte n’y réside pas : Kadi et al. (2022) parlent pour ce type d’annonces d’activités commerciales « à petite échelle », souvent gérées par des ménages privés. Elles correspondent par exemple à Vienne à près de la moitié des logements entiers loués de manière permanente.


Trois catégories d’annonces : occasionnelles, semi-commerciales et commerciales

Les trois indicateurs décrits précédemment (type d’hébergement, durée de réservation, appartenance à des hôtes multiloueurs) témoignent chacun, sous un certain angle, de la montée en puissance des stratégies commerciales des hôtes. Mais du fait de leurs limites respectives (voir ci-dessus), ils gagnent à être combinés plutôt que considérés séparément, comme l’ont souligné plusieurs travaux (Cox et Haar 2020 ; Endrich et al. 2022 ; Kadi, Plank et Seidl 2022).

Focus : quelques exemples de typologie des annonces Airbnb dans la littérature scientifique
  • Endrich et al. (2022), sur Bruxelles, distinguent par exemple quatre catégories d’annonces, selon le profil de l’hôte : celles qui sont rattachées à des professionnels (gestion d’au moins 3 annonces), des investisseurs (1 ou 2 annonces réservées 120 jours ou plus par an, gérées par des expatriés ou par des ménages très aisés qui investissent dans l’immobilier et privilégient Airbnb au marché classique de la location), des loueurs occasionnels (un logement entier, sur des périodes courtes, qui vivent dans leur logement et le louent quand ils partent en vacances ou en voyage d’affaires) ou des hôtes du « partage » (une chambre louée dans leur logement).

  • Cox et Haar (2020) proposent quant à eux de différencier trois types d’annonces : celles qui reflètent un partage de logement (une seule chambre privée ou partagée ; ou bien un logement entier loué moins de 30 jours par an par un hôte qui n’a pas d’autre annonce), les annonces semi-commerciales (un seul logement entier loué entre 30 et 90 jours par an), les annonces commerciales (dès qu’un logement entier est loué plus de 90 jours par an -annonce unique- ou dès qu’il y a multilocation, qu’il s’agisse de logements entiers ou de chambres).

  • Kadi et al. (2022), dans leur étude sur Vienne, définissent comme locations « permanentes » celles qui sont réservées plus de 60 jours par an et disponibles plus de 120 jours par an.

En nous inspirant de ces travaux et de l’analyse de la situation francilienne, nous proposons de distinguer trois catégories d’annonces (occasionnelles, semi-commerciales et commerciales) pour les années 2016, 2019 et 2022.

Une proposition de définition de types d’annonces occasionnelles, semi-commerciales et commerciales
  • Activité occasionnelle : annonces rarement réservées et qui ne sont pas gérées par des multiloueurs
    Ces annonces sont réservées moins d’un mois dans l’année (nombre de nuitées égal ou inférieur à 30 jours), quel que soit le type d’hébergement (chambre privée ou logement entier). Elles sont gérées par des hôtes qui ne sont pas multiloueurs. Nous avons considéré que ces derniers correspondaient aux hôtes qui gèrent une ou deux annonces, le fait d’avoir deux annonces n’étant pas lié directement à la gestion de deux logements. Il n’est pas rare, en effet, que certains hôtes ayant deux annonces louent alternativement une chambre dans leur logement et le même logement en entier.

  • Activité semi-commerciale : annonces réservées plus fréquemment, sans soustraire de logement au marché locatif classique.
    Cette catégorie recouvre deux cas de figure :
    1) des logements entiers loués de 1 à 4 mois (au-delà de ce seuil, même s’il est discutable, il est peu probable que le logement soit toujours habité par l’hôte) et dont les hôtes ne sont pas multiloueurs (ce deuxième critère est le même que pour la catégorie des annonces occasionnelles : pas plus de deux annonces par hôte).
    2) des chambres privées louées plus d’1 mois (sans limite supérieure) et dont les hôtes ne gèrent pas plus de 3 annonces. Ce deuxième critère vise à exclure de la catégorie des annonces multiples des chambres rattachées à un même logement (chambres d’hôtes, co-location pour étudiants, « hôtels Airbnb ») où n’habitent pas les hôtes. Le seuil minimal a été fixé à 4 annonces car il n’est pas rare en petite et grande couronne que 3 chambres différentes soient mises en location dans une même maison habitée par les hôtes.

  • Activité commerciale : logements entiers réservés une grande partie de l’année ou annonces gérées par de grands multiloueurs.
    Dans la majeure partie des cas, ces annonces correspondent à des logements entiers loués plus de 4 mois, qu’ils soient associés ou non à un hôte multiloueur. À la marge, nous avons considéré que deux autres types d’annonces relevaient d’une pratique commerciale : les logements entiers loués moins fréquemment (de 1 à 4 mois) mais dont l’hôte gère 3 annonces ou plus, ainsi que les chambres privées louées plus d’1 mois et dont l’hôte gère 4 annonces ou plus.

Les annonces qui n’ont fait l’objet d’aucune réservation dans l’année sont écartées de cette typologie : cela concerne environ 25% des annonces actives en 2016, 20% en 2022.

Entre 2016 et 2022, la part des annonces commerciales a presque doublé

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type_dep = indics_type.filter(d => d.dep === deps)
html`<img src="${type_dep[0].chemin}" width="790" height="500"/>`

À l’échelle régionale, les annonces occasionnelles étaient largement dominantes en 2016 : près de 40% des annonces ayant fait l’objet d’une réservation dans l’année l’ont été au total pour moins d’un mois et appartenaient à des loueurs qui ne possédaient pas plus de deux annonces. Elles ne représentent plus que 25% de l’ensemble en 2019. Après être devenues à nouveau majoritaires pendant les deux années de chute brutale de la fréquentation touristique liées à la crise du covid, elles retrouvent en 2022 leur niveau d’avant la crise. Les annonces commerciales ont suivi une évolution inverse : les logements entiers réservés une grande partie de l’année et les annonces gérées par de grands multiloueurs gagnent rapidement du terrain de 24% à 38% de 2016 à 2019, s’effondrant en 2020, puis atteignant un niveau inédit en 2022 (42% des annonces) qui semble poursuivre la progression interrompue en 2019. Entre-deux, les annonces semi-commerciales, majoritaires entre 2017 et 2019 (à hauteur de 38%) ont progressivement reculé jusqu’à ne plus représenter qu’un tiers des annonces à la fin de la période.

À l’échelle départementale, on observe les mêmes tendances générales dans Paris, tandis que les annonces semi-commerciales sont encore dominantes en 2022 en petite et grande couronne, à l’exception de l’Essonne et surtout de la Seine-et-Marne qui présente un profil particulier : les annonces commerciales y sont majoritaires dès 2018 et atteignent plus de la moitié des annonces (52%) en 2022, cette part restant majoritaire et assez stable pendant la pandémie.

Profils et spécialisation des communes

Type d’annonce dominant dans chaque commune

Une première synthèse simple de la répartition des types d’annonces dans chaque commune est proposée dans la série de cartes ci-dessous. Une catégorie d’annonce est considérée comme dominante dans une commune si elle correspond au plus fort pourcentage d’annonces réservées dans la commune.

viewof year5 = Inputs.radio(year4, {label: "Année :", value: "2016"})
classif_typo = transpose(typo_classif)
map = classif_typo.filter(d => d.annee === year5)
html`<img src="${map[0].chemin}" width="790" height="500"/>`
Seuil d’annonces réservées retenu pour afficher le type d’une commune

Dans les cartes de cette sous-section, les communes associées à un type et représentées sont celles qui connaissent une activité de location Airbnb significative (définie ainsi : au moins 30 annonces réservées au moins une fois dans l’année). Cela concerne 163 communes en 2016, 236 en 2019 et 267 en 2022.

En 2016, parmi les 163 communes comptant au moins 30 annonces réservées, une large majorité se caractérisent par la domination des annonces de type occasionnel. S’en distinguent environ 40 communes où les annonces semi-commerciales sont majoritaires, à proximité des pôles aéroportuaires de Roissy et Orly, de Versailles ou entre Massy et Chevreuse au sud. Une douzaine de communes à dominante commerciale se concentrent dans le cœur parisien (du 1er au 8e arrondissement), mais aussi près du Parc Disneyland (à Chessy et à Serris), à Fontainebleau ainsi qu’à l’ouest de Saint-Germain-en-Laye (Villennes-sur-Seine).

En 2019, la spécialisation dans les annonces semi-commerciales (logements entiers loués entre 1 et 4 mois ou chambres louées plus d’1 mois) a très nettement progressé. On ne compte plus que 5 communes où le type occasionnel est dominant, tandis que les communes à dominante commerciale sont désormais une cinquantaine : elles se concentrent dans le cœur et l’Ouest parisien (10 premiers arrondissements parisiens ainsi que le 15e et le 16e), autour de Disneyland (avec 10 communes en plus de Chessy et Serris, parmi lesquelles Bussy-Saint-Georges, Montévrain), de Fontainebleau, de Roissy (Le Bourget/Gagny/Stains) et d’Orly, de Chevreuse, mais aussi plus ponctuellement à Meaux, Nemours, Provins, Orgeval, Auvers-sur-Oise et Enghien.

En 2022, les deux tiers des communes considérées comptent désormais une majorité d’annonces commerciales. À partir des mêmes pôles de 2019, cette dominante commerciale s’est diffusée dans Paris (seuls les 18e, 19e et 20e arrondissements n’ont pas ce profil), le long des lignes de RER, et autour des principales polarités touristiques (Versailles en plus) et aéroportuaires.

Profils communaux en 2022
(Résultats d’une typologie obtenue par classification statistique)

Pour l’année 2022, la carte qui suit fait ressortir plus finement les spécialisations communales, resituées par rapport au profil moyen marqué par la domination des annonces commerciales (41% des annonces réservées) et semi-commerciales (33%) par rapport aux annonces occasionnelles (26%). Construite à l’aide d’une classification statistique, cette représentation apporte des nuances importantes à la carte des types dominants en distinguant cinq profils qui s’écartent plus ou moins de ce profil moyen. À Paris, par exemple, un gradient plus fin se dessine entre les 8 premiers arrondissements (sauf le 5e) caractérisés par une spécialisation commerciale très forte (jusqu’à 70% d’annonces de type commercial dans le 2e arrondissement), les arrondissements périphériques présentant une part d’annonces commerciales un peu plus élevée que la moyenne, et les arrondissements du nord-est (18e, 19e et 20e) où sont surreprésentées les annonces occasionnelles (jusqu’à 34% dans le 20e arrondissement). C’est ce dernier profil, où les annonces occasionnelles (34%) et semi-commerciales (38%) pèsent plus que la moyenne, qui reste le plus présent en Île-de-France en 2022, avec 92 communes concernées sur les 267 recensées, dont 58 au sein de la MGP.

html`<img src="${"img/typact/maps/typo_classif/typo_classif_2022_5cl.png"}" width="790" height="500"/>`


Description des classes

  • Classe 1
  • Classe 2
  • Classe 3
  • Classe 4
  • Classe 5

Part des types d’annonce au sein de la classe 1 : Moins d’annonces commerciales

Profil

Moins d'annonces commerciales

% commercial

28.3

% semi-commercial

37.8

% occasionnel

34

Effectif

92

Liste des communes de la classe 1 :

viewof coms_1 = Inputs.select(liste_coms_1)

Part des types d’annonce au sein de la commune

p_com_1 = transpose(profils_com_1)
map0 = p_com_1.filter(d => d.Commune === coms_1)
makeTable(map0);

Cette classe est caractérisée à la fois par une part plus importante d’annonces de type occasionnel par rapport à la moyenne de l’IDF, ainsi qu’une part moindre d’annonces de type commercial. Sur les 92 communes concernées, plus de la moitié se trouvent au sein de la MGP (54).

Part des types d’annonce au sein de la classe 2 : Plus d’annonces semi-commerciales

Profil

Plus d'annonces semi-commerciales

% commercial

39.9

% semi-commercial

42

% occasionnel

18.1

Effectif

35

Liste des communes :

viewof coms_2 = Inputs.select(liste_coms_2)

Part des types d’annonce au sein de la commune

p_com_2 = transpose(profils_com_2)
map2 = p_com_2.filter(d => d.Commune === coms_2)
makeTable(map2);

Un tiers des communes correspondant à la classe 2 se situent au sein de la MGP. On y trouve plus d’annonces de type semi-commercial et moins d’annonces de type occasionnel par rapport au profil moyen.

Part des types d’annonce au sein de la classe 3 : Beaucoup plus d’annonces semi-commerciales

Profil

Beaucoup plus d'annonces semi-commerciales

% commercial

24.7

% semi-commercial

49.4

% occasionnel

26

Effectif

37

Liste des communes :

viewof coms_3 = Inputs.select(liste_coms_3)

Part des types d’annonce au sein de la commune

p_com_3 = transpose(profils_com_3)
map3 = p_com_3.filter(d => d.Commune === coms_3)
makeTable(map3);

A la différence de la classe 2, c’est la plus faible part d’annonces de type commercial qui caractérise la classe 3.

Part des types d’annonce au sein de la classe 4 : Plus d’annonces commerciales

Profil

Plus d'annonces commerciales

% commercial

43.4

% semi-commercial

30.5

% occasionnel

26.2

Effectif

77

Liste des communes :

viewof coms_4 = Inputs.select(liste_coms_4)

Part des types d’annonce au sein de la commune

p_com_4 = transpose(profils_com_4)
map4 = p_com_4.filter(d => d.Commune === coms_4)
makeTable(map4);

La classe 4 est la seconde classe regroupant le plus de communes à l’échelle de l’Ile de France. La moitié des arrondissements parisiens sont inclus dans ce profil.

Part des types d’annonce au sein de la classe 5 : Beaucoup plus d’annonces commerciales

Profil

Beaucoup plus d'annonces commerciales

% commercial

65.3

% semi-commercial

20.3

% occasionnel

14.5

Effectif

26

Liste des communes :

viewof coms_5 = Inputs.select(liste_coms_5)

Part des types d’annonce au sein de la commune

p_com_5 = transpose(profils_com_5)
map5 = p_com_5.filter(d => d.Commune === coms_5)
makeTable(map5);

Cette classe se distingue très nettement des autres, en terme d’écart au profil moyen. C’est la classe où les annonces de type commercial sont très nettement sur-représentées. Elle correspond notamment aux arrondissements centraux de Paris, ainsi qu’aux communes situées près de Fontainebleau et du parc Disneyland.

function makeTable(tab) {
  const table = document.createElement('table');
  table.style = 'border: none; border-collapse: collapse;';
  const tbody = document.createElement('tbody');
  Object.keys(tab[0])
    .forEach((key) => {
      const tr = document.createElement('tr');
      const td1 = document.createElement('td');
      const td2 = document.createElement('td');
      td1.style = 'border-left: 1px solid #000; padding: 10px; background-color: #DDDDDD; border-bottom: 1px solid #000; border-right: 1px solid #000; border-top: 1px solid #000'
      td2.style = 'border-left: 1px solid #000; padding: 10px; border-bottom: 1px solid #000; border-right: 1px solid #000; border-top: 1px solid #000';
      td1.textContent = key;
      td2.textContent = tab[0][key];
      tr.appendChild(td1);
      tr.appendChild(td2);
      tbody.appendChild(tr);
    });
  table.appendChild(tbody);
  return table;
}
Clé de lecture : Description du profil

Le graphique indique l’écart au profil moyen pour chaque type d’annonce, exprimé en écart-type. Plus la valeur est proche de 0, plus la part du type d’annonce au sein de la classe est proche de la part du type d’annonce au sein de l’ensemble de l’IDF. A l’inverse, plus la valeur s’éloigne de 0, plus le profil est sur-représenté (ou sous représenté si valeur négative) par rapport à la moyenne pour l’Ile-de-France.